Autour de Paris

.Le parc de Bagatelle

Né d'un pari entre Marie-Antoinette et son beau-frère, le comte d'Artois (futur Charles X), le "château" dessiné par François Joseph Belanger dans le style néo-palladien, surgit en soixante-quatre jours en 1777. Petit pavillon privé appelé "folie", il est destiné aux plaisirs et divertissements. Conçu par le paysagiste écossais Thomas Blaikie dans le style anglo-chinois, le parc offre un parcours jalonné de fabriques, petites constructions très à la mode au XVIIIè siècle (Hermitage, obélisque, tombeau, grotte, cascade, etc.).

A la Révolution, le château est vendu à un restaurateur qui y organise des fêtes champêtres. En 1806, Napoléon Ier l'acquiert et en fait un pavillon de chasse. En 1814, le comte d'Artois devenu Charles X en 1824, le donne à son fils.

Après la Révolution de 1830, le roi Louis-Philippe vend le domaine à un aristocrate anglais, Lord Seymour, marquis d'Herford qui fait rehausser le château et doubler la surface des jardins (24 hectares). Il fait redessiner le parc par le paysagiste Louis-Sulpice Varé dans le style à l'anglaise, typique de cette époque.

Héritier de Lord Seymour, Sir Richard Wallace qui dote Paris des fameuses fontaines portant son nom, habite le domaine jusqu'à sa mort en 1890. Il fait construire sur le côté de la cour une demeure baptisée Trianon, destinée à son fils.

La Ville de Paris rachète le domaine en 1905. La réhabilitation du parc est confiée au conservateur du bois de Boulogne, Jean-Claude-Nicolas Forestier qui fait planter la roseraie. La création du concours de roses en 1907 contribue à la renommée de Bagatelle dans le monde entier. Au fil des ans, le parc, l'un des quatre sites du Jardin botanique de la Ville de Paris, s'enrichit de plusieurs collections horticoles et botaniques pour s'étendre sur 25 hectares.

 

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.L'arboretum de l'école Du Breuil

En 1867, lorsque l'école Du Breuil est créée, elle est installée sur la commune de Saint Mandé. Quand l'exposition coloniale de 1931 et la construction du musée des colonies font perdre du terrain à l'école, elle est transférée à l'emplacement de l'ancienne ferme de la Faisanderie dans le Bois de Vincennes. Le site actuel de l'école était donc le lieu où l'on élevait des faisans quand le Bois de Vincennes était chasse royale, il a aussi été un centre d'expérimentation pour l'étude des engrais et plus tard l'institut national d'agronomie.

Dès l'origine soucieuse de mettre à la disposition de ses élèves des collections importantes afin d'enseigner la connaissance des végétaux, l'école reprend en 1937 la création de ses collections. Ce travail est stoppé au début de la guerre puis redémarre en 1942-43.

L’arboretum de l’école Du Breuil, ou arboretum de Paris, fait partie des quatre pôles du Jardin botanique de la Ville de Paris avec le Parc floral de Paris, lui aussi dans le Bois de Vincennes, ainsi que le Parc de Bagatelle et le Jardin des serres d'Auteuil, tous deux dans le Bois de Boulogne.
Il  couvre 13 hectares. Dans une ambiance naturelle, il présente 1200 arbres, 650 essences de feuillus et conifères, différents milieux dont une zone humide et une prairie calcaire, véritable musée vivant de l'arbre.

 

.Le jardin d'agronomie tropicale René Dumont

Le Jardin d’agronomie tropicale René Dumont est situé dans le bois de Vincennes. Dans une forêt de 4,5 hectares aux allures sauvages, où se mêlent pins, ginkgos, érables et bambous, l’on découvre les vestiges de l’époque coloniale française.
Fondé en 1899, il a été conçu pour étudier les plantes tropicales cultivées dans les colonies françaises. Il abritait des serres où l’on cultivait le café, la vanille, la muscade, les bananes ou le cacao. L’objectif était d’"accroître les productions agricoles des colonies et améliorer l’approvisionnement de la France en produits exotiques".
A l'occasion de l'exposition coloniale organisée en 1907 par la Société Française de Colonisation, plusieurs pavillons sont construits en dur. Deux d'entre eux (la serre du Dahomey et le pavillon de la Réunion) avaient été récupérés de l'exposition universelle de 1900. La maison de la Cochinchine, transformée en 1922 en temple du souvenir indochinois, provenait de l'exposition coloniale de Marseille de 1906 ; elle a été détruite par un incendie en avril 1984. Le jardin, occupé jusqu'en 1995 par le CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) , est également le lieu choisi pour l'érection des monuments à la mémoire des soldats des colonies morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.

.Art déco et autres constructions remarquables à Boulogne-Billancourt

Date de dernière mise à jour : 04/04/2018